Le vendredi, c’est la fin de la semaine des quatre métiers et le jour de la lettre du dico du futur
Lettre d’info du dico du futur dont l’objet est de donner envie aux lecteurs de cliquer sur les mots de la semaine et découvrir définitions et actualités liées sur le site du dictionnaire du futur. (Je précise car il semble que des récipiendaires de ma missive se sont perdus dans mon désordre de mots)
Le dico du futur a fait la semaine des quatre métiers.
L’idée de focaliser sur les métiers de demain est venue en animant un atelier sur les métiers de demain. Un nostalgique de l’avant numérique considérait que certains métiers ne seraient pas balayés par la tornade des nouvelles technologies. Comme j’étais dubitative, il dressa l’inventaire des métiers sabot. Le dialogue eut à quelques mots près cette teneur.
- Par exemple, le métier de coiffeur ne changera pas ?
- Pas sûr. Les coiffeurs vont utiliser de plus en plus des miroirs qui nous montreront notre tête après la coupe et soins. Ils pourront aussi avoir des robots de coiffage qui feront le boulot
- Plombier ?
- Je crois que le plombier en salopette, toujours introuvable lorsqu’on a besoin, n’existera définitivement plus. Lorsqu’on aura un problème de tuyauterie, un technicien effectuera un diagnostic à distance. Ensuite, il lancera une autoréparation rendue possible par l’utilisation de matériaux programmables. Quelques impulsions électriques les feront changer des formes et produiront un allongement qui bouchera la fuite.
- Laveur de vitres ?
- Les vitres seront autonettoyantes. Les gouttes d’eau n’adhèreront plus sur la vitre mais rouleront en entraînant les salissures. Cette technologie date de 2006. Elle a été mise au point par William Barthlott de l’Université de Hambourg. Le chercheur s’est inspiré des pétales de la fleur de lotus pour réaliser des surfaces possédant cette propriété. En revanche, y aura des techniciens spécialisés dans l’entretien des vitres commutables en surfaces éclairantes.
- Horticulteur ?
L’horticulteur pourra devenir un designer-génétique. Il bricolera des gènes pour créer des fleurs et des plantes exceptionnelles. On pourrait même avoir des fleurs sensitives qui changeront de couleur en fonction de la voie de celui qui lui parle. Il utilisera de la poussière intelligente. Des minuscules puces dotés de capteurs mesureront les différentes composantes comme l’humidité, la pollution et déclencheront arrosage ou autres.
- Psychanalyse ?
Les analyses se pratiqueront de plus en plus à distance. Les propos de patients seront enregistrés et passés à l’analyseur sémantique et au détecteur émotionnel.
- Chirurgien ?
Il gardera les mains dans les poches et guidera à distance les robots qui effectueront les opérations.
- Hôtesse de l’air et steward ?
Pourquoi pas. On va sans doute les supprimer pour faire des économies et les remplacer par des distributeurs individuels de boissons et nourritures et des avatars qui répondront aux sempiternelles questions des passagers. Mais, comme ces édulcorants électroniques ne réussiront pas à gérer des mémorables paniques, ils feront leur réapparition.
- Et vous pensez que cela sera mieux ?
Il faut mobiliser nos intelligences pour que cela soit., car on va vers du pire si les intelligences artificielles supplantent les intelligences humaines et sensibles. Il faut tout faire pour éviter que plus les machines deviennent intelligentes, plus les hommes s’abêtissent et moins ils s’enrichissent dans le contact de l’autre.
Après cette longue introduction, venons en aux métiers imaginés.
On aura sans doute dans le courant du toujours plus vite, court, rapide, des tsantzeurs ou experts en réduction des activités humaines. Et des netlookers dans celui du toujours plus virtuel. Ces coachs nous aideront à programmer et mettre en adéquation notre look virtuel et réel.
Et à contre courant des personnes qui limiteront les effets nocifs des excès technologiques. On aura des dépuciereurs qui supprimeront les puces RFID surnuméraires ou des moucharoboteurs qui détecteront et élimineront les robots espions, des relocaliseurs qui nous aideront à retrouver notre chemin en canne de panne des GPS.
L’actualité m’a inspiré le métier néantologue. Quand pendant 24 heures les médias se clonent pour répéter qu’ils n’ont rien à dire (au sujet du crash d’avion), on a vraiment l’impression que ce métier est déjà que trop répandu.
A vendredi prochain.
Futureusement vo^tre. Anne-Caroline Paucot
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